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Groupe Vert

Groupe Vert
Groupe des Verts

 

On ne nous fera pas taire

 

Le 1er janvier 2010 est née la communauté d’agglomération Grand Paris Seine Ouest (GPSO). 7 communes, 300 000 habitants et une compétence sur tous les grands sujets qui structurent notre vie quotidienne. C’est là, désormais, que se jouera le devenir de notre territoire.

Nous avons déjà attiré l’attention des Sévrien/nes sur les risques pour la démocratie que constitue une trop faible représentation de l’opposition dans cette intercommunalité. Nos craintes étaient fondées, les Verts n’ont aucun représentant parmi les 84 conseillers communautaires. Seul une associative de Vanves, apparentée aux Verts, siègera à GPSO. Les Sévriennes et les Sévriens qui ont mandaté les Verts pour les représenter apprécieront, les écologistes des autres communes aussi ! Nous sommes écœurés par cette attitude antidémocratique de l’UMP, on ne nous fera pas taire pour autant. Nous continuerons à nous battre pour que nos projets aboutissent, pour rompre avec le modèle de développement destructeur que nous connaissons aujourd’hui, mais nous n’y arriverons pas sans vous. La seule réponse au déni de démocratie, c’est la mobilisation. Il faut prendre la parole partout où c’est possible, projet par projet.

Du 5 janvier au 5 février se déroule l’enquête publique sur l’élargissement à 4 voies de la RD7 et l’aménagement des berges de Seine, participons-y massivement. Allons écrire dans le registre d’enquête que nous avons un projet différent pour rendre vraiment la Seine aux habitants et diminuer la place de la voiture. Au conseil municipal, nous restons mobilisés, présents et actifs !
 
L’écologie au quotidien
 
En créditant Europe Ecologie de 26% des suffrages, les Sévriennes et les Sévriens ont manifesté, plus fortement qu’ailleurs, leur volonté de changement. Une autre façon de penser est en train de voir le jour. Nous sommes, par exemple, de plus en plus nombreux à souhaiter vivre dans des villes libérées de la voiture. A Sèvres, nous lui payons un lourd tribut : l’avenue de l’Europe coupe en deux le centre-ville. Peu à peu, nos rues se sont transformées en parking à ciel ouvert et l’atmosphère est devenue irrespirable.
Il est grand temps de corriger cela. Nous vivrons mieux en partageant mieux l’espace , en pacifiant la circulation automobile, en développant les circulations douces au profit des piétons et des cyclistes et les transports en commun.
Aujourd’hui, nous pouvons  agir très concrètement, en nous opposant à l’élargissement de la RD7 en bord de Seine. Ce vieux projet départemental, totalement dépassé, est soumis à enquête publique. Des registres vont recueillir l’avis des citoyens. A nous de dire NON. Un contre-projet existe, qui ne nous coupe pas de la Seine, ne renforce pas la place de la voiture. Il s’agit d’aménager une deux fois une voie et demie, ponctuée de carrefours sans feux. Cette option a été plébiscitée par les riverains de Sèvres, Meudon, Issy-les-Moulineaux et pourtant le département s’entête dans sa vision autoroutière. Accentuons la pression en nous exprimant fortement durant l’enquête publique. L’écologie c’est « penser globalement et agir localement » Vos éluEs Verts ont déposé un recours contre le projet départemental, prenons maintenant la parole tous ensemble.
 
Vallée rive gauche
Le département des Hauts-de-Seine organise du 15 septembre au 15 décembre 2008 une concertation préalable à l’aménagement des berges de Seine entre le Pont de Sèvres et le périphérique. Les Verts réaffirment leur soutien au projet élaborer par les associations de défense de l’environnement : une deux fois une voie et demis avec carrefours giratoires sans feux.
Avis des Verts de Sèvres
Les Verts se félicitent de cette nouvelle concertation préalable et de la présentation de plusieurs options d'aménagement. Le Département soutient le projet de deux fois deux voies, les associations et plusieurs groupes politiques, dont les Verts, soutiennent le projet de deux fois une voie et demie avec carrefours giratoires (ronds-points sans feux). Nous regrettons l’'introduction de la variante 2, qui n’a jamais été portée par qui que ce soit et qui ne fait que semer la confusion.
Nous regrettons également qu'un aménagement « provisoire » en deux fois deux voies ait été réalisé le long de la ZAC des Chartreux à Issy-les-Moulineaux. Cette pratique du fait accompli est détestable.
 
I ) Sur les modalités de la concertation
Si la publicité de la concertation a été bien faite, on ne peut pas en dire autant pour les réunions publiques. Tout d'abord, il aurait été judicieux d'en organiser une sur Meudon. Ensuite, il aurait été souhaitable que les partisans de la variante 3 aient été conviés à s'exprimer à égalité de moyens avec ceux de la variante 1 défendue par le Conseil général. Cette inégalité de traitement se retrouve dans les documents papier. La lettre envoyée aux entreprises ne met en avant que les « difficultés de circulation ». Le dépliant et les panneaux d'exposition désinforment sur des questions essentielles. C'est une contre vérité de prétendre que la largeur de la chaussée est la même dans les différents projets alors que la deux fois deux voies ne peut pas avoir une emprise inférieure à vingt mètres.  En effet, sont oubliés dans cette présentation : le trottoir de 1,6 m coté urbain, le stationnement longitudinal coté urbain de 2 m, la piste cyclable coté Seine de 4 m, soit avec les 4 voies de 3 m, une largeur minimale de 20 m qui pourrait atteindre 26 mètres au niveau de certains carrefours
En ce qui concerne le site Internet Vallée rive gauche, il est inadmissible que les avis et les questions des internautes ne soient pas publiques. Les registres papiers, qui doivent rester la référence, permettent de lire les avis qui sont déposés.
Par ailleurs, s’il est fait état sur le site internet d’une enquête de trafic à l’horizon 2020-2030, celle-ci n’est pas rendue publique. Or, lors des dernières concertations sur l’aménagement de la RD7, les chiffres présentés par le Conseil général ont beaucoup varié à la baisse.
La note sur les transports en commun de secteur mériterait sans doute un enrichissement puisque par exemple, certains chiffres de fréquentation datent de 2004, alors que la fréquentation des transports en commun est en constante augmentation. Enfin, il n’est pas fait état du projet Arc Express, ni du TCSP Pont-de-Sèvres- Versailles proposé dans le SDRIF.
 
II) Sur l'économie globale des projets
Nous ne nous attarderons pas sur la variante 2 qui, nous l'avons dit, n'est soutenue par personne.
 
La deux fois deux voies
Nous constatons tout d'abord que ce projet va à l'encontre des règlements de rang supérieur :
- La Loi sur l’Air
La loi prévoit une réduction des pollutions et du bruit, ce projet va augmenter l’une et l’autre. Plusieurs études scientifiques démontrent l’implication des gaz d’échappement dans des pathologies graves : accidents cardiovasculaires, asthmes, maladies des bronches et cancers. Tandis que la ville de Paris tente de limiter les flux de circulation pour sauvegarder la santé de sa population, les pouvoirs publics des Hauts-de-Seine peuvent-ils faire fi de telles menaces ?
Outre l’émission de gaz à effet de serre, on enregistre dans certains quartiers proches du Périphérique des pics de pollution avec un taux de dioxyde d’azote dépassant les 100 microgrammes par m3 d’air, alors que la norme de tolérance est de 54 microgrammes et sera de 40 en 2010 ! Seule la réduction de la circulation permettra d’atteindre ce dernier objectif, motivé par un souci de santé publique.
- Le plan de déplacement urbain de la Région parisienne
Ce plan prévoit une réduction de 5 % du trafic routier, ce qui est contradictoire avec les élargissements de voirie.

Le projet de quatre voies est même en contradiction avec les engagements départementaux :
- Le comité départemental de développement durable préconise un partage équitable de la voirie entre les transports en commun, les modes de circulation doux (tels que les cyclistes et les piétons) et les automobiles. Ce n’est évidemment pas le cas avec ce projet qui privilégie outrageusement la voiture.
- De la même façon le département a élaboré un plan « Climat territorial » visant à décliner dans les Hauts-de-Seine les engagements internationaux pris par la France. Il prétend contribuer à réduire les gaz à effet de serre, ce qui est bien sûr incompatible avec un élargissement de la voirie.
- L'assemblée départementale souhaite également tourner la ville vers le fleuve, notamment grâce à une « promenade bleue » cet objectif louable est incompatible avec un élargissement de la voirie qui ne fait que renforcer la coupure existant aujourd'hui.
Enfin, le projet de deux fois deux voies va à l'encontre des engagements pris par certaines communes. C'est le cas d'Issy-les-Moulineaux qui a inscrit une RD7  à deux fois une voie et demie dans son Plan local d'urbanisme.
 
La deux fois une voie et demie avec ronds-points sans feux
Le seul aménagement durable est celui proposé par la variante 3. Cette option permet :
- De préserver la nature sur nos berges tout en fluidifiant le trafic (plus de piétons et de cyclistes, plus de transports en commun),
- De réduire les émissions de CO2 et le bruit,
- De favoriser les modes de déplacement doux (piétons, vélos).
 
Les berges
L'aménagement des berges tel qu'il est présenté est beaucoup trop minéral. Il ne permet pas une conservation optimale de la biodiversité. Les Verts souhaitent que les perrés et les palplanches soient remplacés, chaque fois que c’est possible, par des ouvrages de génie végétal. Il importe de renforcer la biodiversité et l'emploi. Nous préférons que soient votés des crédits de fonctionnement  pour que des hommes entretiennent les berges plutôt que des crédits d'investissement pour les bétonner.
 
Par ailleurs, nous regrettons qu'aucune emprise n'ait été réservée pour implanter les infrastructures qui nous font défaut, tel un petit port pour le transport de marchandises.
 
III) Sur la partie Sévrienne
 
Les Verts de Sèvres regrettent que le réaménagement de l'échangeur du Pont de Sèvres ne soit pas envisagé dans les projets. Il s'agit d'un ouvrage beaucoup trop important, conçu exclusivement pour l'automobile. Il importe de changer les priorités en matière de déplacement en favorisant en premier lieu les piétons et les circulations douces. Indépendamment de ce réaménagement nécessaire il faut impérativement permettre aux cyclistes de rejoindre la Grande rue à partir de la rue Troyon sans avoir à se déporter jusqu'à la Manufacture.
Nous aurions également souhaité que soit prévue à proximité du bassin de rétention du Ru de Marivel une station d'épuration. Le SIAPP est favorable à cet aménagement qui permettrait de délester l'usine d'épuration des eaux de Seine Aval.
 
Les Verts sont favorables à l'aménagement de trois ronds-points sans feux entre le pont de Sèvres et le viaduc du T2. Ces ronds-points ont avant tout pour fonction de réduire la vitesse.
 
Nous ne sommes pas favorables à la création d'un encorbellement en bois destiné à élargir la berge à partir d'un perré maçonné. A ces dépenses somptuaires nous préférons la déconstruction du perré et la végétalisation des berges.
 
Les documents de présentation du projet font référence à la construction d'une passerelle entre Sèvres et l'Ile Seguin. Les Verts sont préoccupés par l'explosion du coût prévisionnel de cet ouvrage d'art. Les six millions d'euros visés en 2006 approchent aujourd'hui les dix-sept millions. Cette dépense ne nous semble pas prioritaire au regard, par exemple, de l'aménagement d'un transport en commun en site propre qui doit relier Meudon à Boulogne-Billancourt et Saint-Cloud.
Par ailleurs, l'implantation de cette passerelle nous semble devoir être réétudiée. En effet, elle devait conduire au parvis de la Fondation Pinault, or ce projet a été abandonné. Dans l’hypothèse où cette passerelle serait construite, il nous semble plus judicieux de l’implanter à proximité immédiate d’une station du T2.
 
Enfin, l'élargissement du viaduc du T2 n'est justifié que dans l'hypothèse de la deux fois deux voies. Là encore, des économies sont possibles.  La variante 3 doit être réalisée sans élargissement du viaduc.
 
Les nuisances graves dont souffrent les riverains de la rue Troyon ne pourraient que s'amplifier si la variante deux fois deux voies était retenue. A Issy-les-Moulineaux les nouveaux habitants de la Zac des Chartreux témoignent des nuisances générées par un aménagement à deux fois deux voies.
 
Luc Blanchard, président du groupe des Verts
Catherine Candelier, Conseillère régional d’Ile-de-France
 
Le site Internet des Verts de Sèvres
www.sevres.lesverts.fr
Véronique Roure, secrétaire du groupe local
2 rue du docteur G. Ledermann
01 45 07 01 95

septembre 2008
 
Schéma directeur de la Région Ile-de-France adopté
 
Le Conseil Régional a adopté le projet définitif de schéma directeur, après un long processus de révision conclu par un avis favorable unanime de la commission d’enquête publique. Il revient au gouvernement de transmettre le document au Conseil d’Etat afin qu’il soit applicable. Réduire les inégalités sociales et territoriales, répondre au changement climatique et à la crise énergétique, renforcer le dynamisme de l’Ile-de-France : voilà ce à quoi la Région s’est attachée dans ce SDRIF.
Difficile de résumer ce travail d’ampleur, mais concrètement que signifie ce schéma pour notre territoire du Val de Seine ? En matière de transports, le schéma indique le tracé d’un transport en commun en site propre entre Meudon et St Cloud en passant par Boulogne, ainsi qu’un principe de liaison entre Pont de Sèvres et Versailles (préservant ainsi la possibilité d’implanter à l’avenir un bus ou un tram en site propre intégral), et la création d’une navette fluviale sur la Seine. Il préserve bien entendu les espaces naturels et propose le renforcement de la continuité écologique entre les massifs forestiers de nos coteaux, ainsi que la création d’espaces verts sur les terrains Renault. Le Val de Seine voit sa fonction de pôle tertiaire et urbain confortée*. Notre territoire devra participer à l’effort de solidarité régionale en matière de logements, et notamment de logements sociaux. Notre département produit en moyenne 7.100 logements/an. L’objectif, pour loger tous les Franciliens dans de bonnes conditions, est fixé à 8.600/an, dont 30% de parc social à terme.
*Plus de détails sur nos sites internet.
 
 
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juillet 2008
Tout ne va pas bien à Sèvres
 
A lire le bulletin municipal, on se croirait dans une cité idéale, où tout fonctionne à merveille. C’est faux !
A Sèvres, le développement durable municipal, c’est toujours acheter des bus diesel. C’est aussi appuyer le doublement des voies de la RD7, en bordure de Seine et ne pas réaliser d’aménagements cyclables. Rien ne s’arrange pour nombre de Sévriens côté logement puisqu’entre 2003 et 2006, il n’a été produit que 28 logements sociaux. Les chantiers annoncés pour la rénovation du gymnase des Cent Gardes et la reconstruction de l’école Croix-Bosset ont du retard, de cela pas un mot dans le dernier Sévrien. Le gymnase rouvrira au mieux, en septembre 2009. Cela amène la municipalité à supprimer des cours, à faire durer les solutions provisoires et à freiner la mise en place de nouveaux projet. Pas de nouvelles de l’aménagement de la Grande rue et de l’avenue de l’Europe. Où sont les grands chantiers de l’intercommunalité ?  La remise en cause des projets de l’Ile Seguin accapare, il est vrai, l’attention du nouveau maire de Boulogne, véritable patron de la communauté d’agglomération.
On nous annonce des rencontres sur le thème du développement durable : à Sèvres, il s’agira sans doute de séances de découverte pour la municipalité.
 

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juin 2008
 
Faisons court :-(
Après trois mois de tergiversations, le maire autorise à nouveau la publication des tribunes libres. Si l'expression de l'opposition dans les bulletins municipaux est un droit, à Sèvres, l'espace dont nous disposons devient symbolique de la place qu’accorde la majorité municipale à près de 11% d’électeurs. Nous ne pouvons développer nos points de vue et sommes donc contraints de vous renvoyer à nos propres publications.
Dans Le Sévrien d'avril, nous aurions souhaité remercier les électeurs qui nous ont fait confiance. Affirmer notre volonté de remplir au mieux notre mandat. Rendre hommage à Frédéric Puzin (http://sevres2006.over-blog.com/), qui quitte le conseil municipal après 25 ans de bons et loyaux services à l’écologie politique.
Dans Le Sévrien de mai, nous aurions pu exposer les freins que la municipalité met au fonctionnement démocratique de notre commune. En déplorant, en particulier, que le nombre d'élus de l'opposition siégeant à l'intercommunalité ait été réduit à deux par commune. Vos élu/es Verts sont donc absents de l’intercommunalité Val-de-Seine !
Dans Le Sévrien de juin, nous aurions voulu écrire quelques lignes supplémentaires sur l'aménagement de la RD7 (rue Troyon à Sèvres) et des berges de Seine. Le Conseil général souhaite une 2 x 2 voies mais un projet alternatif existe. Il doit être présenté aux Sévriennes et aux Sévriens.
Tous ces thèmes sont développés sur notre site internet : www.sevres.lesverts.fr
Luc Blanchard, conseiller municipal de Sèvres
Luc.blanchard@free.fr Catherine Candelier, conseillère municipale de Sèvres, conseillère régionale d'Ile-de-France Catherine.candelier@free.fr Responsable du groupe local Véronique Roure v.roure@free.fr 2, rue Ledermann 01 45 34 71 59